Vous ouvrez le rapport d’un client : une source s’écrit de trois façons et la même campagne porte plusieurs noms. La réunion commence par du nettoyage de tableau plutôt que par l’analyse des résultats. Un tableau de bord supplémentaire ne corrigera pas des noms incohérents à l’entrée.
Convenez d’abord d’une nomenclature simple, puis testez le parcours du lien publicitaire au rapport. Les paramètres UTM ajoutent au lien des informations sur la source et la campagne. Google explique leur lien avec les dimensions d’acquisition et leur différence avec le taggage automatique. [1]
1. Fixez les noms avant de copier les liens
Créez un dictionnaire des champs et valeurs utilisés : que renseigner comme source ? Comment distinguer vidéo et image ? Où retrouver le client, le marché et l’offre ? Gardez des valeurs techniques cohérentes et expliquez-les clairement.
N’essayez pas d’entasser tout le projet dans un nom de campagne à décoder chaque mois. Associez le nom à un identifiant et à une fiche de référence. Lors d’un changement de nomenclature, conservez le sens de l’ancienne version pour que les rapports historiques restent compréhensibles.
2. Séparez les données clients avant de consolider
Recensez les comptes, la propriété GA4 et le CRM — l’outil de gestion de la relation client — de chaque client. Précisez les accès et l’origine des fichiers de reporting. Le nom du client dans un fichier ne remplace ni les autorisations ni la vérification de l’import.
Pour rapprocher les données, utilisez des clés associant client, plateforme et identifiant de campagne. Un numéro de campagne n’est pas forcément unique dans tous les outils de l’agence. Limitez les données à ce qui est nécessaire au rapport.
Mise en pratique : un petit dictionnaire d’équipe
Ces valeurs fictives illustrent une convention interne, pas des valeurs imposées par Google à tous les comptes.
| Champ | Exemple | Règle de contrôle |
|---|---|---|
| Code client | agency_demo_a | Code interne non personnel |
| utm_source | meta | Valeur du dictionnaire des sources |
| utm_medium | paid_social | Valeur stable pour l’équipe |
| utm_campaign | demo_a_offer_autumn | Reliée à la fiche campagne |
| utm_content | video_problem_v2 | Reliée à l’identifiant créatif |
Un lien de test illustratif : https://example.com/offer?utm_source=meta&utm_medium=paid_social&utm_campaign=demo_a_offer_autumn&utm_content=video_problem_v2.
Ces paramètres décrivent le marketing ; ils ne doivent pas servir à stocker le nom, l’e-mail ou le téléphone d’un client. Google attire l’attention sur les informations personnelles pouvant être envoyées à Analytics via le chemin, les paramètres d’URL ou le titre de page. [2]
3. Testez le parcours complet
Ouvrez le lien test par le chemin prévu pour l’annonce et vérifiez que les paramètres survivent aux redirections. Effectuez une action de test adaptée, sans envoyer de demande réelle aux commerciaux, puis contrôlez les valeurs dans l’analyse et le rapport.
Si le taggage automatique est activé, examinez les dimensions réellement affichées. Les UTM ne remplacent pas nécessairement toutes les valeurs de source. Un clic publicitaire et une session GA4 ne sont pas non plus la même unité : leur écart ne suffit pas à conclure que le lien est défectueux.
4. Testez aussi une erreur avant livraison
Importez un fichier d’essai avec le code d’un autre client ou une campagne absente du dictionnaire. Est-il rejeté, signalé pour revue ou mélangé aux données du client ? Notez le résultat et corrigez le circuit avant un rapport réel.
Désignez enfin la personne qui valide les nouveaux noms et la façon de répercuter les changements dans les liens et rapports. Un dictionnaire court, des liens testés et un circuit lisible permettent de consacrer la réunion aux décisions publicitaires plutôt qu’à la réparation des noms.
Sources officielles
Documentation consultée le 16 octobre 2026. Fonctionnalités et conditions peuvent évoluer ; consultez les sources avant la mise en œuvre.



